Après une première journée déjà riche en émotions, le festival Beauregard poursuivait sur sa lancée avec une deuxième journée particulièrement éclectique. Entre artistes locaux, groupes de retour sur scène après plusieurs années d’absence, légendes britanniques et grosses têtes d’affiche françaises, les festivaliers ont une nouvelle fois répondu présents sous le soleil normand.
THE LANSKIES
La journée a démarré en fanfare avec The Lanskies. Le groupe normand faisait son grand retour à Beauregard pour la troisième fois, après avoir déjà participé à la toute première édition du festival en 2009. Après quelques années de pause, les musiciens reviennent avec une nouvelle énergie, tandis que leur chanteur, Lewis Evans, en a profité pour développer son projet solo. Sur scène, impossible de passer à côté de son énergie débordante. Habillé de couleurs vives et arborant fièrement le drapeau normand, Evans a littéralement embarqué le public avec lui. Le concert s’est terminé de la plus belle des façons, le chanteur porté par les festivaliers dans une ambiance complètement folle.

DYNAMITE SHAKERS
La belle surprise de cette journée : Dynamite Shakers. Le jeune groupe français, porté par un Rock garage ultra efficace aux influences des années 60 et 70, a livré un concert plein d’énergie. Une vraie bonne découverte, avec une présence scénique qui donne envie de les revoir très vite. Le public ne s’y est d’ailleurs pas trompé et s’est rapidement laissé embarquer par leur univers.

LA MANO
Direction ensuite la scène John avec La Mano, l’un des artistes les plus attendus du moment sur la scène Rap française. Révélé par son énergie brute et ses morceaux qui enflamment les réseaux sociaux comme les salles de concert, il continue de séduire un public toujours plus nombreux. Malheureusement, nous n’avons pas pu assister au concert puisque nous étions en interview au même moment – des rencontres que vous retrouverez très bientôt sur MeloLive. Mais une chose est sûre : vu l’ambiance qui régnait autour de la scène, les festivaliers étaient bel et bien au rendez-vous.
GIRLS IN HAWAII
Sur la scène Beauregard, place à Girls in Hawaii. Le groupe belge, figure incontournable de la scène Indie rock européenne, est revenu cette année après huit ans d’absence. Un retour très attendu, porté par une tournée qui les ramène enfin sur les routes. Nous avons eu la chance de les rencontrer quelques heures avant leur concert pour évoquer ce comeback, leur envie de rejouer ensemble et cette nouvelle aventure. Une interview à découvrir très bientôt sur MeloLive.

THYLACINE
Puis est arrivé Thylacine, véritable référence de l’Électronique française. Connu pour ses voyages et projets réalisés à travers le monde, pour ses créations mêlant sons électroniques et instruments acoustiques, l’artiste a une nouvelle fois prouvé pourquoi il est considéré comme l’un des artistes du genre les plus talentueux de sa génération. Accompagné d’un pianiste, il a installé une atmosphère à la fois planante et hypnotique. Entre le piano et les synthés, le public s’est laissé porter pendant tout le set. Un moment suspendu qui restera parmi les temps forts de cette deuxième journée.

ORELSAN
Est venu le moment que beaucoup de Normands attendaient : Orelsan, de retour à la maison. Le rappeur caennais a été accueilli comme un héros sur la scène Beauregard. Pour les premiers morceaux, il arborait fièrement un maillot du Stade Malherbe de Caen, de quoi faire exploser le public local. Accompagné d’Ablaye, il a enchaîné les plus gros classiques de sa carrière, de Basique à La Quête, en passant par Tout va bien, Yoroï, Ailleurs ou La terre est ronde. Fidèle à sa réputation, il avait vu les choses en grand côté scénographie. Une reproduction des décors de Yoroï, une immense maison, un van, des décors qui évoluaient au fil du concert… le tout introduit par une vidéo projetée sur écran géant le montrant arriver directement depuis le château de Beauregard. Plus tard dans le concert, il est apparu vêtu de l’armure de Yoroi, clin d’œil à son projet du même nom, déclenchant une nouvelle vague d’enthousiasme dans le public. Une prestation XXL, à la hauteur de l’événement.

PULP
Sur la scène John, Pulp prenait ensuite le relais. Véritable monument de la Britpop, le groupe emmené par Jarvis Cocker est à l’origine de classiques comme Common People, Disco 2000 ou encore Babies. Très attendu par les fans, le groupe britannique a proposé un concert fidèle à son identité : élégance toute britannique, costumes impeccables et morceaux cultes repris en chœur par un public conquis.
CASSIUS
Pour clôturer cette deuxième journée, c’est Cassius qui s’est chargé de faire danser Beauregard jusqu’au bout de la nuit. Véritable référence de la French Touch, le duo est à l’origine de titres devenus incontournables comme Feeling For You, I <3 U So ou encore Toop Toop. Désormais seul derrière le projet depuis la disparition de Philippe « Zdar », Hubert Blanc-Francard a proposé un set aussi festif qu’émouvant. Plutôt que de prendre le micro, il a choisi de communiquer avec le public grâce à des messages projetés sur les écrans géants, partageant ainsi quelques anecdotes sur certains morceaux. Il a également rendu un bel hommage à son ami de toujours en invitant la foule à « faire du bruit pour Philippe ». Une belle manière de conclure une journée où toutes les générations se sont retrouvées autour de la musique.
Nous remercions le Festival Beauregard et l’agence Suzette pour l’accréditation et pour leur accueil.
ORELSAN
THYLACINE
GIRLS IN HAWAII
DYNAMITE SHAKERS
THE LANSKIES





