Avant quatre jours de concerts, le Festival Beauregard donnait rendez-vous à ses festivaliers pour un before qui s’annonçait déjà comme un événement. Dix-huit ans après sa création dans le parc du château de Beauregard, près de Caen, le festival poursuit son ascension et confirme son statut de rendez-vous majeur de l’été. Cette nouvelle édition affiche un record de fréquentation, avec 160 000 festivaliers sur cinq jours et une programmation particulièrement dense, composée de 41 concerts. Pour ouvrir les festivités, trois artistes aux univers bien différents se sont succédé sur scène. Et une chose est sûre : l’ambiance était déjà celle des grands soirs.
BOB SINCLAR
Les premières notes sont revenues à Bob Sinclar. Fidèle à sa réputation, le DJ français n’a pas mis longtemps à transformer la prairie de Beauregard en immense dancefloor. Derrière ses platines, il a enchaîné les sons, porté par un gigantesque écran diffusant des animations à son nom. Jeux de lumières, beats efficaces et public déjà survolté : pendant près d’une heure, les festivaliers avaient presque l’impression de se retrouver en boîte de nuit. Un before qui portait décidément très bien son nom.

AYA NAKAMURA
Quelques minutes plus tard, c’est Aya Nakamura qui fait son entrée sous les cris d’une foule impatiente. Devenue en quelques années l’artiste francophone la plus écoutée au monde, la chanteuse continue de collectionner les succès et d’imposer son style bien au-delà des frontières françaises. Après une série de concerts dans les plus grandes enceintes du pays, sa venue à Beauregard faisait figure d’événement.
Accompagnée de ses danseurs, l’artiste a déroulé un set sans temps mort, enchaînant les titres que le public connaissait par cœur. De Djadja à Pookie, en passant par Copines et Sexy Nana, chaque refrain a été repris à l’unisson par des milliers de voix. Très complices, ses danseurs ont insufflé une énergie permanente au spectacle, multipliant les chorégraphies et donnant encore davantage de relief à la prestation. Une performance qui confirme, s’il le fallait encore, qu’Aya Nakamura reste l’une des figures incontournables de la pop française.

MACKLEMORE
Mais l’un des moments les plus attendus de cette soirée portait le nom de Macklemore. Révélé au début des années 2010 avec une série de tubes devenus incontournables et récompensé par plusieurs Grammy Awards, le rappeur américain s’est forgé une solide réputation de bête de scène. À Beauregard, il est venu rappeler pourquoi chacun de ses passages en festival laisse des souvenirs.
Dès son arrivée, le ton était donné. Débordant d’énergie, Macklemore n’a pratiquement jamais cessé de courir, de sauter et de haranguer le public. D’un bout à l’autre de la scène, jusque sur l’avancée, il a multiplié les interactions avec les festivaliers, changeant plusieurs fois de tenue avant de faire exploser les décibels en arborant le maillot de l’équipe de France de football. On notera les nombreuses prises de parole de l’artiste, qu’elles soient engagées ou simplement pour faire monter la température dans la foule.
Lui aussi accompagné de ses danseurs, l’Américain a livré un véritable spectacle. Il a lancé des Capri-Sun dans la foule, aspergé les premiers rangs avec un pistolet à eau, plaisanté avec les festivaliers et invité un fan à le rejoindre sur scène pour interpréter Downtown. Un moment aussi inattendu que réussi, salué par les applaudissements du public.

Impossible, bien sûr, de passer à côté des titres qui ont fait sa renommée mondiale. Thrift Shop, Glorious, These Days ou Chant ont été repris en chœur par une foule totalement conquise. Pour conclure ce concert comme il avait commencé, Macklemore s’est offert un bain de foule sur Can’t Hold Us, porté par des milliers de bras dans une ambiance électrique.
Une ouverture de festival à l’image de Beauregard : populaire, festive et spectaculaire. Si cette première soirée a donné le ton, la suite de cette 18ᵉ édition sera du même calibre. Une nouvelle démonstration que le festival normand s’est définitivement imposé parmi les rendez-vous musicaux incontournables de l’été en France.
Nous remercions le Festival Beauregard et l’agence Suzette pour l’accréditation et pour leur accueil.
MACKLEMORE
AYA NAKAMURA
BOB SINCLAR




