Formés sous le nom d’Azavana depuis à peine 2024, le groupe de Visual Kei est pour ce festival le plus jeune d’entre tous. Pourtant, ils n’en sont pas à leur coup d’essai musical, et c’est fort d’une empreinte déjà bien marquée dans le Loud Kei ainsi qu’une assurance certaine qu’ils participent au J-Rock Fest. C’est donc l’occasion d’aborder la question de leur identité visuelle et musicale, leurs origines, influences et méthodes de travail, tout en partageant autour de cet évènement unique ainsi que des messages qu’ils souhaitent faire passer à leurs fans, pendant et en complément du concert !

En haut de gauche à droite : Royhei (Guitariste), S1TK (batteur), Ryu (Bassiste), Shiyu (guitariste) ; En bas : Ryo (vocaliste)

Quelles sont vos références visuelles pour vos looks ? Chacun semble avoir un look indépendant même s’il y a une ligne conductrice.

Ryo : Tout d’abord, nous discutons du thème et de la part accordée au chant en nous basant sur l’image. Une fois ce choix arrêté, nous sélectionnons les tenues que nous voulons porter ainsi que le thème de la chanson en fonction de celles-ci. Ensuite, nous demandons aux designers de réaliser les tenues. C’est comme cela que nous fonctionnons, cela demande beaucoup de travail.
Shiyu : En fonction des costumes, il y a beaucoup d’éléments à travailler : la couleur, du matériau, et d’autres choses comme ça. Cependant, ce modèle repose sur l’individualité de chacun et sur son propre style. Le chanteur propose un thème général qui servira de base à une chanson ou à une autre.

C’est le premier grand festival de Visual Kei en Europe, et même en dehors du Japon. Que représente pour vous le fait d’être ici, mais aussi de partager l’affiche avec des groupes emblématiques de la scène Visual Kei ?

C’est vraiment le fait de partager la scène avec nos Senpai* qui nous rend heureux. Nous sommes contents d’être là pour ça. En revanche, nous n’avons pas l’habitude d’être sur des scènes et dans des salles aussi grandes, c’est un peu stressant. 

*NDLR : Senpai désigne une personne plus ancienne ou plus expérimentée au sein d’un même groupe. Il peut se traduire par “supérieur” ou “ainé” mais ne désigne pas forcément quelqu’un de plus âgé.

Comment le groupe s’est formé et pourquoi le nom d’Azavana ? 

C’est un peu compliqué à expliquer… Disons que le chanteur connaissait tous les membres. Au début nous avons joué ensemble pour nous amuser et au final c’est devenu une histoire d’amour entre nous. Nous n’étions pas forcément dans l’idée d’un projet, mais au final nous l’avons développé et c’est comme cela que nous avons décidé de créer Azavana. Pour le nom, c’est une sonorité qui nous est venue comme ça sur le moment. On l’a trouvé inspirant, c’est comme cela que tout a commencé. 

Le titre de votre premier album signifie “Dans cette ville où j’ai échoué en voulant rester en vie”. Comment est-ce que l’on passe du vide à un battement de cœur qui symbolise la naissance ?

Ryo : Je voulais un album qui ait une histoire avec chaque instrument qui entre l’un après l’autre. En fait la chanson instrumentale, c’est une chanson qui s’est construite progressivement : on entend chaque instrument entrer tour à tour, c’est d’abord un membre, puis un deuxième, ensuite un troisième… Ils finissent tous par se réunir dans ce morceau, qui vise à mettre du cœur dans Azavana. Au bout du compte, c’est une question d’individualité, de cœur, c’est symbolique. Il s’agit, à la fin du morceau, de ne faire qu’un en tant que chanson d’Azavana. A la fin du premier titre, il faut écouter tout le reste de l’album, je voudrais que vous le ressentiez comme cela, et que vous partagiez ce sentiment. 

Quels sont les groupes de Visual Kei qui vous influencent, ceux que vous aimez le plus ?

Shiyu : Luna Sea.
Ryu : Dir en Grey.
Ryo : X Japan.
S1TK : L’Arc~en~Ciel.
Royhei : X japan.


De gauche à droite : Shiyu, Ryu, Ryo, S1TK et Royhei

C’est la première fois que vous venez en Europe. Quelles sont vos premières impressions ? Avez-vous eu des expériences intéressantes ? 

Il fait très chaud ! Hier, nous nous sommes promenés dans la ville, les bâtiments sont vraiment magnifiques. Mais les gens sont très beaux aussi !
Et aussi, quand on vient d’un pays lointain comme cela, surtout en étant beaucoup d’artistes de la même génération (en âge) même si ce sont nos Senpai, on n’a pas envie de se séparer, on se sent un peu comme dans un voyage scolaire !

Comment vous présenteriez-vous à ceux qui ne vous connaissent pas encore et qui voudraient vous découvrir ?  

Le mieux est de venir nous voir en concert ! C’est là où nous mettons le plus d’énergie dans nos performances, et c’est là que vous pouvez ressentir ce que nous mettons dans notre musique, comprendre qui est Azavana.

Depuis votre formation en 2024, il y a eu 2 albums mémoires adaptés de Ashmaze sortie en 2025, ensuite vous avez enchaîné avec des concerts, puis vous avez sorti en février cette année un nouvel album, tout en prévoyant un concert ici à l’étranger et d’autres concerts déjà prévu au Japon avant la fin de l’été. Quand faites-vous des pauses ?

On ne fait pas vraiment de pause. Lorsque nous n’avons pas de concert, nous enregistrons en studio de nouveaux titres, donc il y a toujours quelque chose à faire. Cela devient une habitude de toujours enchaîner les concerts et les enregistrements.

Comment se passe la composition dans Azavana, quelles sont vos méthodes ? 

Ryo : Cela me vient naturellement.
Shiyu :  Eh bien, pour la composition des chansons c’est souvent Ryo qui écrit ses textes car c’est lui qui les porte. Mais pour tout ce qui touche à la création des concerts, ou alors quand on crée un album par exemple, on choisit certaines chansons, puis on en amène d’autres, on procède à des échanges, etc… On réfléchit toujours collectivement, on apporte chacun nos inspirations que l’on mixe ensuite.

Quel titre vous représente le mieux aujourd’hui ? 

La question est difficile ! Ce serait sans doute Haiirono umi wo oyogu otaru qui fait le plus Azavana

Ressentez-vous la responsabilité de devoir perpétuer les traditions du Visual Kei ou au contraire vous mettez-vous le challenge de vouloir les changer ?

En ce moment, ce que nous voulons c’est faire tout ce que les autres ne font pas, à la façon Azavana !

Qu’attendez-vous du concert d’aujourd’hui ? 

Ryo : Je veux voir de mes propres yeux comment le public à Paris reçoit nos chansons.

Chacun à votre tour, avez-vous un message pour les fans français ? 

Ryohei : Pour moi, c’est la première fois en France, donc je vais faire de mon mieux ! J’ai hâte d’y être !

S1TK : Cela ne fait que deux jours que je suis arrivé en France, mais j’ai beaucoup apprécié le pays et j’aimerais y revenir. La prochaine fois, je voudrais venir quand il fera plus frais.

Ryo : Comme c’est la première fois en France, j’espère que vous allez pouvoir recevoir comme il faut ce que l’on fait et notre style de musique. 

Ryu : Pour tout le monde ici présent, merci d’avoir attendu ! Pour tous les autres, merci d’être là et de nous recevoir, on compte sur vous pour être toujours plus nombreux et nous apprécier.

Shiyu : Comme c’est la première fois que l’on participe à un évènement comme celui-ci en Europe et en France avec nos Senpai en partageant la même scène, on attend cela avec impatience. Par rapport à l’image que l’on donne habituellement, notre live peut être assez différent mais j’espère que vous allez apprécier et attendre impatiemment le concert !

Merci au B7Klan de nous avoir permis d’être présent pour cet échange, ainsi qu’à Azavana d’avoir répondu chaleureusement à nos questions !

Crédit photo de la conférence : Manon VIOLENCE

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