Les articulations se font sentir quand arrive le temps du troisième jour d’un endroit particulièrement dense : le festival ! Mais qu’importe car « la musique est bonne » et ils nous tardent de continuer de vous la partager…
NECROWRETCH
Et commençons non pas dans la douceur mais plutôt, dans la douleur, avec un groupe hexagonal du nom de Necrowretch. Officiant dans la chapelle du Death Metal depuis 2008, c’est en nous scandant leur sons belliqueux et volontairement « sadiques et torturés » que la Dave Mustage trembla. Nous n’étions qu’en début d’après-midi avec un soleil au zénith et malgré tout, une aura noire, terrible emplissait l’espace ; communion presque solennelle entre des musiciens envoûtants et un public ensorcelé…

AORLHAC
Mais ne nous laissons pas embarquer par cette drôle de magie avant de nous être arrêtés chez un sage au savoir ancestral. Avec Aorlhac, formation française de Black Metal, c’est en terres Occitanes que nous nous apprêtions à recevoir notre prochaine quête. Nous fûmes gâtés car disséminées entre quelques morceaux, étaient enseignés des anecdotes historiques et légendaires sur leur pays natal. Un concert rude mais franc, où continua la révolte des Tuchins…

BRUIT ≤
Restons en France et en Navarre avec le quatuor de Bruit ≤ qui n’a de « bruit », que le nom… En effet, et forte d’une formation classique, l’équipe musicale, qui s’est alors tournée vers le Metal/Post-Rock, fut une belle découverte personnelle. Alternant entre du violon, de la batterie, de la basse, de la guitare et du synthétiseur, c’est tout en harmonie qu’un ensemble de sonorités, devrais-je écrire, de bruits, se font l’écho d’une puissante mélodie. En somme, un plaisir pour les sens.

CANCER
Quand certains ont des sobriquets un tantinet abstraits, d’autres en ont un particulièrement expressif ! L’exemple en lice reste celui du groupe culte de Thrash Metal ayant commencé à se développer dès la fin des années 1980 et prénommé… Cancer. Une musique dure et incisive, qui nous attrape et nous relâche, nous faisant croire à une rémission certaine alors qu’en réalité, il n’est question que de métastases sonores généralisées. Bref, pour celui ou celle prêt(e) à se plonger dans les abîmes d’une souffrance parfois jouissive, mais souvent funeste…

ORDEN OGAN
Épargnons-nous ces tristes pensées en cette journée ensoleillée et concentrons-nous sur un sous-genre volontariste et entraînant : le Power Metal. Orgen Ogan, groupe allemand assumant également plusieurs envolées de Folk, fut accueilli positivement par l’ensemble des festivaliers. Il faut dire qu’ils savent y faire, les teutons, quand il s’agit de festoyer, en entamant, notamment, leur classique The Things We Believe In, instantanément reconnu et repris par la foule ! Je noterai un unique bémol quant à leur passage, celui de l’utilisation bien trop massive et voyante de l’intelligence artificielle pour ce qui est de leur fond de scène.

MÚR
Recentrons-nous sur notre être intérieur avec une formation islandaise de Progressive et Post-Metal répondant au nom de Múr. Ne connaissant absolument pas, je décidai d’aller les découvrir sur la scène réservée à ceux ne rentrant pas dans une case clairement définie car aimant la définir par eux-mêmes. C’était donc sans compter sur leur aspect original aux yeux – et oreilles, de la plupart d’entre nous que je pus apprécier de participer au voyage.

LEPROUS
Justement, continuons notre périple en nous arrêtant, pour un temps, dans une drôle de contrée, celle de l’imprévisible et du sensationnel, de la lumière et l’obscurité, de la fluidité et du saccadé avec Leprous. Groupe de Metal Progressif et Avangardiste, les norvégiens ne jouent pas dans la même cour que leurs homologues musiciens venant de cette terre froide, car la leur ne se veut pas martiale. Il n’en demeure pas moins que leur musique reste puissante et transcendantale ; une performance riche et saisissante faisant la part belle aux sous-genres les plus impénétrables.

ANAAL NATHRAKH
Mais restons-y, dans l’échange hermétique, avec Anaal Nathrakh ! Tirant son nom non pas d’une pratique subversive mais de paroles d’ancien irlandais signifiant « le souffle du serpent » dans la formule magique récitée par Merlin dans le film Excalibur de John Boorman : « Anál nathrach, orth’ bhais’s bethad, do chel denmha », le groupe britannique hurla ses paroles nihilistes à la face de milliers de festivaliers venus pour être maudits. Agglomérat de Black Metal, Grindcore ou de Metal Industriel, les deux garçons dans le vent ne se firent pas prier pour se faire entendre.

WITHIN TEMPTATION
La voilà, la tête d’affiche de la journée ! Laissez-moi ne pas vous représenter Within Temptation, ce groupe de Metal Symphonique à la renommée internationale et ce, depuis presque 30 ans. Permettez-moi de ne pas vous préciser que la foule était en liesse, les photographes, sur le qui-vive et le décor, présenté comme ayant traversé des temps immémoriaux. Les néerlandais savaient que ce troisième jour était à eux, et Sharon den Adel, parée d’une de ses robes caractéristiques, décida de lâcher sa puissance vocale mêlée à leur digne mélodie.

OMNIUM GATHERUM
Clôturons ce samedi estival avec un groupe finlandais de Death Metal Mélodique : Omnium Gatherum. Certains auront reconnu le guitariste, Markus Vanhala, officiant également dans une autre formation réputée, Insomnium ! Mais je dois vous avouer que je me tenais devant une de mes « madeleines de Proust » car c’est au sein de cette chapelle que je découvris vraisemblablement les concerts de musiques extrêmes sur la capitale… imaginez ! Que dire si ce n’est que poser un point final à cette soirée par une formation finlandaise de cette envergure et maîtrisant à la perfection leur art ne pouvait que me réjouir.

Ainsi se termina ce samedi de festival ! Alors à très vite pour la fin des festivités et en attendant, revivez nos premier et deuxième jours !

WITHIN TEMPTATION
OMNIUM GATHERUM
ANAAL NATHRAKH
LEPROUS
MÚR
ORDEN OGAN
CANCER
BRUIT ≤
AORLHAC
NECROWRETCH




