Le groupe Mercuro participait à la 25e édition de Japan Expo. Avec leurs tenues stylisées, leur présence scénique et leur univers aux influences Death Metal et Visual Kei, les six membres ont fait trembler les murs du parc des expositions et ont séduit de plus en plus de fans au fil des jours. La conférence de presse était la parfaite occasion d’en connaître davantage sur le groupe.
Aisaki Yuuri, Kouya Zera, Suijou Nier, Shizuki Renge, Gasyu Kiru , Gashuu Kiru, Utashiro Kamite
Le 29 juin, vous vous êtes produits au Zepp Haneda avec des musiciens sur scène. Est-ce que les instruments ont changé quelque chose à la performance ?
Aisaki Yuuri : La résonance change suivant la taille de la salle. Du coup, il y a des instruments que nous préférons ne pas utiliser dans de grandes ou de petites salles, par exemple.
Il y a beaucoup de détails sur vos tenues. Les avez-vous confectionnées vous-même ?
Kouya Zera : Ce sont des professionnels qui ont fabriqué les costumes. Suivant le thème, les tenues sont harmonisées ou les tenues sont individualisées (comme ici).
Avez-vous fait du théâtre avant de faire de la musique ?
Suijou Nier : Dans le passé, à deux reprises, nous avons fait une pièce de théâtre musicale. À présent, nous faisons uniquement des concerts.
Shizuki Renge : Avant de rentrer chez Mercuro, Nier et moi étions dans un groupe.
Utashiro Kamite : Pour surmonter ma timidité, je suis rentrée dans un groupe de théâtre.
Pouvez-vous nous raconter la genèse de Mercuro ?
Gashuu Kiru : J’ai introduit le projet en discutant avec un producteur. Nier m’a ensuite rejoint. Elle faisait partie d’un groupe d’Idols avec Renge. Elles ont proposé de rejoindre le groupe puis Zera nous a rejoints grâce aux réseaux sociaux. Quatre d’entre nous avaient travaillé ensemble. Le dernier membre nous a rejoints via le producteur.
Quels sont vos rôles au sein du groupe ?
AY : Je suis le MC. J’aime ambiancer la foule.
KZ : J’assure la Death Voice et m’occupe de la danse.
SN : J’aime ambiancer le public mais de façon plus relax. J’essaye de détendre l’atmosphère.
SR : J’apporte de la chaleur et de la bonne humeur dans le groupe. Sur scène, j’aime crier et apporter un côté sexy.
GK : J’ai du style et je suis grand.e. Je suis le/la fashion leader.
UK : Kawaii (en faisant un cœur avec les mains). J’apporte le côté mignon.
En vous photographiant, j’ai constaté que vous faisiez des gestes différents avec les mains. Quelle est leur signification ?
Mercuro : Oui, nous avons chacun un symbole.
AY : Mon symbole est la fleur de higanbana (Lycoris). C’est une fleur bleue et rouge.
KZ : Mon signe est une étoile. Cela vient du katakana de Zera qui signifie le ciel. C’est inspiré du Raichi☆Hikari Kurabu.
SN : Mon signe n’a pas de rapport avec mon nom d’artiste. Ce sont des ailes de chauve-souris. Mon nom lui est inspiré du manga Death Note.
SR : Mon signe provient de mon prénom lorsqu’il est écrit avec des lettres de l’alphabet. Comme j’aime bien les Cinnamorolls, il y a aussi un petit démon à l’intérieur.
GK : Mon signe est comme mon prénom en anglais, Kill.
UK : Mon signe est le mot l’ensemble en hiragana collé, avec des ailes d’ange sur les côtés et un anneau au-dessus.
La Japan Expo est votre première date en France. Avez-vous appréhendé avant vos showcases? Qu’avez-vous ressenti avec le public français ?
AY : L’atmosphère était super. C’est la première fois que nous avons été autant applaudis.
KZ : En France, le Metal est assez reconnu. Comme je suis la Death Voice , j’avais très peur de ne pas sortir les bonnes notes.
UK : Ce n’est pas forcément dû au fait de performer. J’avais hâte de découvrir de jolies ruelles, de beaux châteaux et la culture française.
Avez-vous eu le temps de visiter la capitale?
AY : Oui, nous avons vu la cathédrale Notre-Dame de Paris.
UK : Nous avons aussi vu le Sacré-Cœur.
AY : Nous voulions visiter le Louvre, mais il était fermé.
UK : Aujourd’hui, nous visiterons la tour Eiffel, puis nous ferons une balade sur la Seine. Demain, nous irons à Disneyland Paris.

Comment le nom du groupe, Mercuro, a-t-il été choisi et trouvé ?
AY : Le nom vient du Mercurochrome. Dans l’idée, Mercuro est l’antidote pour soigner les blessures de chacun.
La musique japonaise est de plus en plus écoutée en France. Avez-vous ressenti cet engouement ?
AY : Oui, nous le constatons sur les réseaux sociaux comme TikTok. De plus en plus de fans reprennent nos musiques.
Il y a de plus en plus de collaborations entre des groupes Metal japonais et des artistes internationaux. Avec quel artiste ou quel groupe, si vous le pouviez, aimeriez-vous collaborer ?
SN : Slipknot. Marilyn Manson.
Laquelle de vos chansons recommandez-vous pour une première écoute ?
AY : Je recommanderai la chanson Zetsubou Sekai. Cette chanson permet de comprendre le concept et l’univers de Mercuro.
Quel est votre processus pour créer une nouvelle musique ?
AY : Notre producteur va créer la musique, mais c’est nous qui allons interpréter le morceau.
SN : Une chanson est inspirée de mon passé. Elle parle des menaces et des critiques que j’ai reçu de mes haters. Ceci m’a rendu plus forte.
Mercuro est l’antidote pour les fans qui vous écoutent ? Est-ce aussi une manière de vous soigner vous-même par rapport à des maux du passé ?
UK : Oui, aussi bien pour nous que pour les fans, le groupe existe pour se soigner, guérir et donner de la force.
Aviez-vous déjà ce style vestimentaire ou l’avez-vous adopté pour Mercuro ?
AY : De base, notre maquillage était déjà assez prononcé, mais nous l’avons intensifié, aussi bien le maquillage que nos tenues.
UK : Je n’avais pas un maquillage aussi foncé. J’ai adopté ce style en rentrant dans le groupe.
À quel moment est né le projet Mercuro ? Lorsque vous aviez travaillé ensemble ou des années après ?
AY : Lorsque nous nous sommes rencontrés, nous n’avions pas l’idée de construire un groupe d’Idols ensemble. C’est en vivant au jour le jour que le groupe est né.
GK : Lorsque nous travaillions ensemble, nous n’avions pas l’idée de créer le groupe. Un jour, nous nous sommes regroupés et nous avons constaté que nous avions la même vision. Nous avons mis nos idées en commun. C’est comme cela que Mercuro est né.
Comment faites-vous pour entretenir cette même vision et une bonne entente entre vous ?
UK : Il n’y a pas de manière spécifique. Nous nous entendons naturellement bien. Nous pensons les unes aux autres et nous nous considérons un peu comme une famille.
Aisaki Yuuri, Kouya Zera, Suijou Nier, Shizuki Renge, Gasyu Kiru , Gashuu Kiru, Utashiro Kamite
Votre esthétique se rapproche du Visual Kei. Vous êtes aussi des Idols. Où vous placez-vous parmi ces deux genres opposés ?
AY : Nous ne trouvions pas notre place dans ces deux genres. Nous avons créé le style Mercuro. Nous nous cherchons encore et nous continuons de développer notre identité.
Justement, quel pourrait être le style Mercuro dans cinq ans ?
AY : Je pense que nous ferons une tournée mondiale.
GK : Nous jouerons peut-être avec des instruments.
KZ : Avec un maquillage encore plus prononcé.
Avez-vous un message à adresser à vos fans français ?
AY : Nous étions impatients de vous rencontrer. Nous reviendrons !
KZ : La prochaine fois que nous reviendrons, j’espère que nous aurons encore plus d’énergie et que nous pourrons donner des concerts.
SN : Je ne me rendais pas compte que nous avions autant de fans en France. Je suis heureuse que les visiteurs soient devenus de nouveaux fans. J’ai hâte de vous revoir.
SR : Nous allons travailler (grandir) pour que chaque visiteur de la Japan Expo connaisse notre groupe.
GK : Merci à tout le monde de nous soutenir et de nous écouter.
UK : J’étais très heureuse de voir à quel point le public français aime la culture japonaise. J’aimerais beaucoup revenir.
La dernière phrase a été prononcée en français et en faisant un cœur avec les mains : « France, je t’aime ».

Merci à Mercuro pour ce temps d’échange. Merci à Japan Expo pour l’accréditation et à son staff pour son super accueil.




