Ce soir du 22 avril, l’Alhambra n’était plus tout à fait à Paris, mais quelque part entre les routes poussiéreuses de Géorgie et les plages ensoleillées du comté d’Orange. Robert Jon & The Wreck y ont délivré une performance puissante, prouvant que le Rock Sudiste possède encore une vitalité et une puissance de frappe phénoménales.

EARTH MOTION
La soirée a débuté avec Earth Motion. Ce jeune groupe de Reims, formé en 2024, est venu défendre son tout premier EP éponyme. Défendre un premier disque sur une scène comme celle de l’Alhambra est un baptême du feu ; la formation l’a relevé avec conviction grâce à un Rock hérité du meilleur des années 70. Ainsi, et malgré un problème technique empêchant la présentation de plusieurs autres photographies, l’authenticité de leur prestation pour des juvéniles reste visible sur le seul cliché partagé que voici…

Le souffle musical d’Earth Motion sur la scène de l’Alhambra

ROBERT JOHN & THE WRECK
Formé en 2011 en Californie, le groupe a patiemment gravi les échelons. Avec une discographie riche de plus de dix albums, Robert Jon & The Wreck s’imposent aujourd’hui comme les dignes héritiers du Southern Rock. Ils ont su ressusciter l’esprit des Allman Brothers ou de Lynyrd Skynyrd tout en y mêlant habilement racines Blues et efficacité moderne.

De la Dame de Canton en 2019 au Trabendo en 2024, en passant notamment par les Étoiles ou la Maroquinerie, les Américains ne manquent jamais de passer par Paris à chaque nouvelle tournée européenne. Ils investissent des salles de plus en plus grandes, à l’image de l’Alhambra qui les accueille ce soir pour ce qui est leur plus gros concert parisien à ce jour.

Dès les premières notes de Put Your Money Where Your Mouth Is, leur nouveau single extrait de la compilation d’inédits live et studio Wreckage Vol.3 prochainement disponible, le ton était donné : le son est gras, les harmonies vocales sont millimétrées et le chant teinté de Blues de Robert Jon Burrison emporte tout sur son passage. Le groupe a intelligemment équilibré sa setlist, alternant entre les classiques Blame It On The WhiskeyHold on, Old friend, Red moon rising, ou encore Oh miss Carolina qui a fait chanter la salle à l’unisson, et les pépites de leur dernier opus, Heartbreaks & Last Goodbyes (2025) comme Dark Angel, Ashes In The Snow ou Better of me, révélant une facette plus mélancolique de leur répertoire.

Le point d’orgue de la soirée restera sans doute l’épique Cold Night en fin de set. Véritable démonstration de force, ce morceau a permis à Henry « Schneekluth » James de briller encore un peu plus. Avec son jeu de guitare aérien et volcanique à la fois, il a transformé l’Alhambra en une cathédrale électrique, étirant ses solos avec une science du feeling qui a laissé l’assemblée bouche bée. Après une telle décharge d’adrénaline, le groupe est revenu pour un ultime morceau avec leur classique Do You Remember, clôturant cette heure et demie intense.

En somme, cette soirée fut bien plus qu’un simple concert : un aller-retour express entre l’âme du Blues originel et la fougue d’un Rock Sudiste réinventé. Robert Jon & The Wreck ont prouvé qu’ils avaient la carrure pour transformer n’importe quelle salle en une route poussiéreuse et électrique. Une chose est certaine : au vu de l’enthousiasme du public de l’Alhambra, nous n’avons pas fini d’entendre parler de la bande d’Orange County sur les routes de France.

Robert Jon sur la scène de l’Alhambra

Nous remercions Veryshow pour l’accréditation et l’Alhambra pour son accueil.

 

DERNIÈReS PUBLICATIONS