De la Pop, de la Pop, de la Pop. Pop à la française avec Sébastien Tellier, Pop à l’italienne avec Giorgio Poi, cette soirée aux Nuits de Fourvière a tenu ses promesses avec deux concerts de haute volée.
GIORGIO POI
Point besoin de chauffer la salle ce soir, la canicule s’en charge ! C’est sous une chaleur accablante que Giorgio Poi et ses musiciens entrent sur la scène du Grand Théâtre. L’artiste italien démarre le set avec Giochi di Gambe, titre inaugural de son dernier album Schegge sorti en 2025 et écrit en collaboration avec Laurent Brancowitz, le guitariste du groupe Phoenix. Il porte l’héritage des grands de la chanson italienne et réinvente ce dernier avec une Pop-indé mélancolique et colorée, avec un fond de scène à l’unisson. Entouré de Matteo Domenichelli (basse), Francesco Aprili (batterie) et Benjamin Ventura (claviers), il fait souffler un vent de fraîcheur bienvenu sur ce début de soirée avec un brillant Les Jeux Sont Faits, et emporte l’adhésion du public déjà nombreux devant la scène.

SÉBASTIEN TELLIER
Les premières notes de Sexual Sportswear résonnent, la scène se transforme en cocon de moquette rose à poils longs et de miroirs, les lumières nous aveuglent alternant entre chaud et froid, chic et excentrique. Éternelles lunettes de soleil, barbe iconique et look de gourou pop ultra-stylé, Sébastien Tellier surgit des fumigènes, salue son public et s’installe au clavier. Une entrée en scène, cela se soigne et celle-ci donne immédiatement le ton. Le mythique album Sexuality est à l’honneur en ce début de set et on enchaîne avec Roche, « je sens la chaleur de l’été… », on ne le déjugera pas ce soir! C’est alors que l’électrique Refresh arrive à point nommé, première incursion dans le répertoire du tout fraichement sorti Kiss the Beast. Sébastien Tellier, c’est une présence scénique indiscutable, teintée d’une nonchalance totalement assumée et d’un solide second degré. Les titres s’enchaînent avec notamment les incontournables La Ritournelle et l’Amour et la Violence, le tout récent Naïf de Coeur et le monumental Mouton.
L’heure du rappel sonne et les coussins volent, tradition de longue date aux Nuits de Fourvière lorsque le public en redemande. Petite pause dans cette Pop enfiévrée avec Fantino, solo et guitare acoustique, respiration bienvenue avant le climax final. Le tempo repart de plus belle avec Divine et une reprise électrisante de Stunt de Mr. Oizo.
Sous une pluie de coussins, Sébastien Tellier et ses musiciens reviennent sur scène pour un ultime rappel avec Parfum Diamant, magnifique touche finale à ce concert venu d’ailleurs.

Un grand merci à Sébastien Tellier et Giorgio Poi, à Corida pour l’accréditation ainsi qu’aux Nuits de Fourvière pour l’accueil chaleureux.
SÉBASTIEN TELLIER
GIORGIO POI





