Le grand théâtre antique se pare d’une programmation 100% française dans le cadre des nuits de l’Hexagone pour les Nuits de Fourvière, aux côtés de MELBA, YELLE, et ODEZENNE.
MELBA
Introduction de soirée avec Melba, dans une ambiance Pop douce et colorée, mais au message profond et sincère; abordant les sujets de la grossophobie, du jugement des autres ou encore de l’homosexualité. Notre jeune vocaliste s’entoure de ses amis pour un set certes court -6 titres-, mais riche en interactions avec le public. C’est ainsi que l’on apprend que c’est la seconde fois que l’artiste vient se produire ici notamment. Mais quelques passages se veulent tout de même un poil plus pêchus, montrant à cette occasion l’étendu des registres des musiciens qui l’entourent. Côté public, celui-ci ne cesse de se rassembler au fil de l’eau. La moyenne d’âge est plutôt jeune, à l’image de la programmation de la soirée, et le rythme commence à échauffer doucement la foule.

YELLE
Place à l’Electro-Pop un poil nostalgique avec Yelle qui vient fêter avec nous ses 20 bougies. La scénographie ultra travaillée associée aux choix parfait des morceaux et à leur déroulé font vite monter la sauce et, assis comme debout, ça bouge dans le public qui s’est un peu densifié pour l’occasion. Les titres phares historiques parsemés dans le set font pousser la voix pour le bonheur des adeptes de longue date. L’ambiance est à l’image des textes : légère et électrique, décalée et dansante, portée par l’assurance et le féminisme affirmé de Yelle. Un instant hors du temps qui permet de s’amuser et de célébrer l’amour et la vie avec un brin de folie.


ODEZENNE
Changement de vibe avec l’arrivée d’Odezenne. Le set s’ouvre fort sur le titre Hardcore qui donne le ton. Place ici aux sonorités Electro plus actuelles, esprit fusion Rap qui s’adresse clairement ici aux plus jeunes, mais qui n’en déplaise pas moins à ceux qui découvrent leur son en direct. Le ton de l’écriture est aussi plus grave mais l’énergie musicale et sur scène ne manque pas. La formation nous partage également Caprice, un titre à la résonance particulière pour le groupe puisque hommage à leur sœur lyonnaise partie trop tôt. Le public est en tout cas au rendez-vous et participe activement en poussant notamment la chansonnette dès qu’il le peut, avec ou sans appel de Alix, Jacques ou Mattia. Les gars en profitent donc pour lancer une petite chorale en plein milieu du set. On finit quasi la soirée avec un wall of death qui aura sans doute initié une partie de la fosse à cette pratique, ainsi qu’avec une petite accélération de BPM pour la fin.

Merci aux Nuits de Fourvière de nous permettre de couvrir l’événement, pour cette date ainsi que toutes les autres passées et à venir.
ODEZENNE
YELLE
MELBA





