MeloLive est de retour dans l’enceinte du Bikini pour te faire vivre cette 2eme journée du Ctrl+F !
ETANE
Comme la veille c’est la scène Ctrl+F qui embraye le pas avec Etane. Artiste de la région, cette dernière propose une musique oscillant entre Pop, Electro et Rap.
Piochant dans sa discographie les morceaux les plus entraînants pour un set efficace en festival, keep memories, embrase, elle jouera même un inédit histoire d’accrocher les quelques curieux pour suivre son actu.
Le public bien que timide répond favorablement aux sollicitations comme sur le titre Cœur Cœur KO KO!

Ayant même bossé sur une petite mise en scène avec une table basse et une lampe, elle retrace quelques moments de vie sur un carnet lors d’un morceau. Simple, intimiste mais ça préfigure une envie de soigner sa prestation scénique et pourquoi pas plus dans le futur !
Vous l’aurez compris, Etane a beaucoup à offrir. Une explosion d’émotion répartie sur des beats Electro et autre nappe de synthé Pop. Elle tord les codes à travers sa voix qui va chercher du pur refrain Pop au phrasé Rap pour mieux se les approprier.
SEAN
Les premiers aficionados du zeudog s’amassent à la crash barrière pour assister au set de Sean.
Sans passer par quatre chemins il démarre son set avec 2 titres de l’ep Zeudog is back. Le ton est donné : Le Bikini tremblera sous les assauts des beats lancés par sa DJ. La production des morceaux est énorme, les murs du Bikini s’en souviendront.
Et le public suit aveuglément le rappeur qui arpente la scène et débite sans pression tous ses couplets dévastateurs.
Comme l’excellent Passerelle ou Nique un facho qui font de Sean une machine de révolte. L’opposé de certains de ses titres d’ailleurs qui fait de l’artiste un rappeur hybride. Tantôt rêveur et doux, il ramène rapidement à la réalité selon le tempérament et le propos de ces morceaux.

Sean Zeudog est un artiste complet. Sous sa DA de rappeur, le jeune artiste absorbe tout plein de genre pour en proposer une synthèse originale.
WEB
Rock is not dead ! Le quatuor bordelais Web arrive sans prévenir pour retourner la scène extérieure !
A travers les nombreux artistes qui officient avec uniquement un DJ ou un musicien dans l’ombre, ici chez Web tout est à l’ancienne. Venu faire la promo de leur dernier EP Poupée Parfaite avec les Dernière Cigarette ou encore Changer, le quatuor s’emploie à envoyer un Rock pêchu sans se prendre la tête ce qui a pour effet immédiat d’amadouer un public curieux qui vient en masse voir et écouter ce groupe qui a déjà tout d’un grand. Look typique de rockstar, jeu de scène survolté à souhait, le quatuor va même faire en sorte que chaque membre (excepté le batteur) ait des lignes de chant. A l’instar des instruments, tout est interchangeable au niveau vocal, ce qui est assez rare pour être souligné. Et qui donne par la même occasion un jeu scénique assez nerveux !

Les aller-retours incessants des musiciens se conjuguent avec riffs aiguisés, alchimie totale et grand sourire.
Comme ce final dantesque sur Berserk avec un mood à la Rage Against the Machine.
Maneskin et Yungblud ne sont jamais loin et c’est pas déconnant de voir en Web les descendant spirituel. Web fait une musique qui groove sacrément et qui prend plaisir sur scène. Et y’a fort à parier que si la chance leur sourit, ce boys band trouve les plus grandes scènes assez vite !
DAKEEZ
Le Bikini passe en mode R’n’b ! Dakeez s’apprête à fouler le parquet du Bikini. C’est d’ailleurs une chose qu’il avait l’habitude de faire par le passé. Cet artiste était un ancien danseur. Excusez du peu, quadruple champion de France de Hip Hop, champion d’Europe de Street Dance et finaliste du championnat du monde. Il a dansé aux côtés de Justin Bieber, Will I am et Soprano !
Et à la façon de se mouvoir sur scène, il ne fait aucun doute que son passif se mêle sans problème à sa nouvelle casquette de chanteur. Le mal est fait, c’est pas sa faute, Dakeez enchaîne les sons sexy et fait monter la température d’un Bikini qui n’en demandait pas tant.

Après 14 titres aux accents R’n’b et Trapsoul, Dakeez se retire avec un percutant J’oublierai, le smile aux lèvres, conscient de l’effet qu’il a laissé dans l’assistance.
CAMILLE YEMBE
Une artiste qui ne se cache plus. Une artiste qui chante pour extérioriser les démons qui nous rongent de l’intérieur.
Camille Yembe est de cette trempe-là. Elle ne demande pas l’autorisation ; elle prend ce qui lui revient de droit. Et ce soir, pendant quarante-cinq minutes, la scène sera son trône.
Oscillant entre Rap posé et productions lancinantes mais assassines, la Congolo-Belge fait feu de tout bois avec ses titres phares face à un public qui répond présent.
Long métrage, Paradoxale, Je ne l’ai jamais dit à personne… Rarement un cri du cœur aura semblé aussi sincère.

Camille Yembe est une artiste aux influences multiples qui, avec un seul album au compteur, impose déjà une identité forte et donne irrémédiablement envie d’y revenir.
Le CTRL+F a décidément le chic pour dénicher des pépites.
Camille Yembe ? À suivre, assurément.
MAICEE
Je m’échappe rapidement pour assister à une partie du set de Maicee.
Certains Toulousains l’avaient déjà découverte en première partie de Jain. Elle est présente ce soir pour agrandir son auditoire. Et force est de constater que le public semble apprécier cette décharge Pop hybride mêlant couplets rappés et enrobage Electro-Pop.
Charli XCX et FKA Twigs ne sont jamais très loin dans l’esprit, et évidemment, le résultat fonctionne. La scène Alt-Pop n’est pas en perte de vitesse lorsqu’on écoute des titres comme STAR. Maicee est arrivée sans crier gare pour secouer le public du CTRL+F.
Et ce dernier le lui rend bien.

Si l’Alt-Pop française cherche encore ses nouvelles figures, Maicee vient clairement de déposer sa candidature.
HIMRA
Superstar sur ses terres, le rappeur ivoirien à la cadence de production infernale prend d’assaut la scène internationale et se retrouve ce soir à Toulouse pour délivrer un set attendu comme le messie.
Le concert n’a même pas commencé que le public est déjà bouillant. La sécurité multiplie les allers-retours dans le pit, prête à intervenir au moindre débordement. Et c’est accompagné d’une véritable cohorte qu’Himra déboule sur scène.
L’aura est impressionnante. Le public perd instantanément la raison.
L’artiste envoie hit sur hit : Number One ou le plus récent Wawa alimentent la tension d’un set explosif qui ne laissera aucun répit à l’assistance.

L’homme qui remplit des stades chez lui arrive également en maître sur Toulouse. Véritable démonstration de puissance, Himra se retire tel le prince qu’il est.
PICHE
La célèbre candidate de Drag Race nous fait l’honneur de passer au CTRL+F !
Univers haut en couleurs où se mêlent drag et Rap, Piche vient enflammer le Bikini avec Festin, son premier album, mais également une poignée de nouveaux singles. Car la reine ne chôme pas.
Accompagnée de trois danseurs, elle livre un show total.
Chorégraphies dans tous les sens, néons fluorescents et prises de parole nécessaires : la queen ne se ménage pas et aligne les morceaux d’une discographie pourtant encore jeune.
Présidence donne le ton tandis que Bad Bully durcit le propos avec ses beats agressifs. Mais Piche ne se contente pas d’offrir un spectacle haut en couleur. Elle sait aussi ralentir pour mieux toucher son public.
Respire, titre écrit et composé par son frère, est interprété dans un silence religieux qui en dit long sur les combats qu’il reste encore à mener.

En guise de rappel, nous aurons droit à un nouveau morceau encore inédit ce soir-là : Petit Homme, avant qu’un enchaînement de Zoulette et Confess version remix club ne finisse de mettre le public à ses pieds.
Une vraie reine, assurément.
LINLIN
Setup minimaliste pour Linlin, qui vient tout sauf faire de la figuration.
Une simple estrade longe la scène et suffit à élever l’artiste au rang de déesse de la soirée.
Les titres infusés à l’Electro, comme Blicky ou Maman m’a dit non, prennent vie à travers un flow incisif débité à un rythme hypnotique. Le public suit aveuglément les allées et venues de la chanteuse, qui ne faiblit jamais.

Une prestance. Un charisme. Et une capacité rare à captiver une salle entière.
Linlin aura réussi à mettre le Bikini à genoux.
Et c’est sur ce dernier set que s’achève ce reportage du CTRL+F Festival.
Rempli de promesses, le festival opère une renaissance subtile tout en conservant son ADN premier : la découverte.
Découvrir les artistes qui feront la musique de demain. Et à voir cette première édition, le contrat est plus que rempli.
Le Week-end des Curiosités est mort. Vive le CTRL+F Festival !
Merci a l’équipe de Bleu Citron pour l’accréditation !
JOUR 2




