Ultra Vomit : un film Metal… sans pop-corn, mais avec des pogos XXL.
Le vendredi 27 mars 2026, le Zénith de Lille affichait complet pour accueillir Ultra Vomit, en pleine tournée de leur album Le Pouvoir de la Puissance.
Une date sold out, une foule bigarrée et déjà conquise, et une promesse tenue : celle d’un concert aussi absurde que techniquement impressionnant.
Entre riffs acérés, humour ravageur et communion collective, le groupe a offert bien plus qu’un live, une véritable expérience immersive.

CELKILT
Avant l’ouragan Ultra Vomit, c’est Celkilt qui avait la lourde tâche d’ouvrir la soirée. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ne se sont pas contentés de chauffer la salle, ils l’ont enflammée.

Fondé en 2010 dans la région lyonnaise, le groupe s’est rapidement imposé comme une référence du Rock celtique moderne. 700 concerts à travers le monde du Hellfest jusqu’aux scènes américaines, Celkilt a su bâtir une réputation solide grâce à un mélange explosif de Rock énergique et de traditions celtiques.
Cornemuses, violon, whistles : leur univers musical est aussi festif que fédérateur.

Une présence scénique comme on le voit rarement !

À Lille, malgré une Saint-Patrick déjà passée de quelques jours, l’esprit de fête était intact. Le public nordiste s’est laissé embarquer sans résistance dans cette ambiance de pub géant, chantant, dansant et frappant des mains au rythme des morceaux. Fidèle à son slogan “Everyday’s St Patrick’s Day”, Celkilt a transformé le Zénith en véritable célébration collective, posant les bases parfaites pour la suite de la soirée.

Entre cornemuses déchaînées et Metal parodique d’exception, cette soirée du 27 mars 2026 au Zénith de Lille restera comme un moment rare : un concert où la musique lourde n’a jamais été aussi légère dans l’esprit.

ULTRA VOMIT
Depuis plus de deux décennies, Ultra Vomit s’impose comme un ovni dans le paysage musical français.
Né à Nantes, le groupe s’est construit une identité unique en mêlant Metal extrême et parodie décomplexée. Leur force ? Réussir à rassembler des publics que tout oppose : fans de Death metal, amateurs de variété française, nostalgiques des années 2000 ou simples curieux. Là où d’autres cultivent la noirceur, Ultra Vomit choisit le rire, sans jamais sacrifier la qualité musicale. Une équation rare, devenue leur signature.

Au chant et à la guitare, Nicolas Patra alias Foetus, incarne l’esprit du groupe avec son humour grinçant et sa polyvalence vocale. À ses côtés, Fabien Le Floch alias Flockos apporte des riffs solides et une présence scénique complice et vicieuse, Matthieu Bausson, le farfadet du groupe, assure la basse avec précision tout en ajoutant sa touche décalée. Enfin, Emmanuel Colombier, alias Manard, derrière les fûts, est autant un moteur rythmique qu’un véritable showman, célèbre pour ses interventions humoristiques qui font partie intégrante du spectacle.

Projecteurs, ambiance théâtrale et riffs ténébreux : un show entre cinéma et chaos organisé

Dès l’entrée dans la salle, le décor est posé : écrans, moquette rouge, ambiance feutrée, mise en scène digne d’un cinéma. Le public comprend vite qu’il ne s’agira pas d’un concert classique. Lorsque les lumières s’éteignent, le spectacle commence…

L’ouverture avec Evier Metal déclenche immédiatement les premiers mouvements de foule, la fosse s’embrase sur Doigts de Metal, parodie jubilatoire qui fait l’unanimité. E-Tron (Digital Caca) confirme l’efficacité du groupe en live, tandis que Calojira provoque une explosion d’enthousiasme : un mashup improbable entre Calogero et Gojira, devenu instantanément culte.

Toujours plus de basse en masse sur Mouss 2 Mass !

Mais Ultra Vomit ne s’arrête pas là. Sur Un Chien Géant, Niko Jones, chanteur de Tagada Jones, fait son apparition sur scène déclenchant un pogo massif et incontrôlable. Le groupe nous fait voyager en en terre du Soleil-Levant avec le titre Takoyaki, au Brésil avec Tikawahukwa puis en Espagne avec Patatas Bravas. Vient ensuite la mythique et traditionnelle “minute Manard”, où le batteur prend le micro pour un hommage improbable à Lio et ses brûnes qui ne comptent pas pour des prûnes.
Résultat : des milliers de fans de Metal chantant de la Pop à pleins poumons. Absurde ? Totalement. Efficace ? Plus que jamais.

L’apparition de Mouss, chanteur de Mass Hysteria sur Mouss 2 Mass ajoute une dose d’intensité supplémentaire, saluée par une ovation générale. Entre énergie brute, précision musicale et humour omniprésent, le groupe maîtrise chaque instant.

Après un rappel dévastateur, le public quitte la salle comme suspendu, encore porté par l’adrénaline. Ultra Vomit prouve une fois de plus qu’on peut être à la fois virtuose et totalement déjanté.

On remercie Singularités  et le Zénith de Lille pour nous avoir permis d’assister à ce spectacle haut en couleur !

ULTRA VOMIT

 

CELKIT

 

 

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