On se retrouve ce soir au Transbordeur pour le premier arrêt de la tournée Heimat Over Europe. Acteur majeur de la scène Death Mélodique, Heaven Shall Burn sera suppléé par un triptyque de haut vol avec ni plus ni moins que The Halo Effect, The Black Dahlia Murder et Frozen Soul.
FROZEN SOUL
Groupe Texan de Death Metal formé en 2018, on retrouve Frozen Soul presque jour pour jour trois ans après leur passage au Trabendo en première partie de Dying Foetus (vient voir ici comme c’était sympa). Depuis, un 2nd album est naît, Glacial Domination, sorti également en 2023, affirmant leur sonorité Death Metal sauce Hardcore.
On ne se marche pas dessus en attendant les ricains. La salle est tout de même bien vide mais tout le monde se stack aux premiers rangs. Un minimum pour une ouverture digne de ce nom. Les premières notes rassemblent cependant pas mal de retardataires. Les nuques s’échauffent gentiment devant notre équipe légèrement serrée sur le bout de scène qui leur est laissé. Faut dire y a du gros matos pour la suite. Pour autant le boulot est fait, les titres s’enchaînent facilement, le tout avec une proposition musicale de bonne facture. Ils arriveront tout de même à obtenir un circle pit de ces âmes légèrement frigides en fin de passage.

Setlist:
Encased in Ice
Absolute Zero
Chaos Will Reign
Morbid Effigy
No Place of Warmth
Arsenal of War
Invoke War
Crypt of Ice
THE BLACK DAHLIA MURDER
2nd groupe Américain de la soirée, on passe au Death Melodique de The Black Dahlia Murder, figure de proue du genre outre atlantique. Là encore, ce n’est pas notre première rencontre avec ces gars du Michigan (ravivez vos souvenirs de leur passage au Hellfest 2024 pour une des premières dates française avec Brian reprenant le flambeau du regretté Trevor). La même année sort Servitude, leur unique production avec Brian au chant.
On enchaîne sur une intro de fête foraine avant de partir en Valse Metal avec un What a Horrible Night to Have a Curse bien entraînant. Pour le coup, la salle a plus de répondant que ce soit par la voix ou le nombre. L’intensité monte d’un cran, le son est également plus incisif. Brian a toujours ce jeu de scène particulier qui 2 ans après n’est peut être plus tant un manque d’automatisme qu’une gestuelle signature proche des maîtres d’orchestre. Côté chant, ça reste toujours efficace bien que l’héritage soit terriblement compliqué à assumer.

Setlist:
What a Horrible Night to Have a Curse
Kings of the Nightworld
Aftermath
A Vulgar Picture
Mammoth’s Hand
Cursed Creator
Nightbringers
Everything Went Black
Utopia Black
THE HALO EFFECT
Originaire de la couveuse à Death Melo qu’est la Suède, The Halo Effect se présente comme un Supergroup formé d’ancien membre d’In Flames réunit pour du Old School. Si tous ont une carrière longue comme le bras, on peut particulièrement citer Mikael Stanne, chanteur de l’autre monstre qu’est Dark Tranquillity, qui n’est sans doute pas inconnu au son à la croisée des 2 groupes qu’on prête souvent au quintet. March of the Unheard, sorti l’année dernière, en est la parfaite illustration, mais la nouveauté la plus fraîche n’a pas une semaine et c’est tout simplement un petit single, Lest We Fall, en feat avec Heaven Shall Burn et The Black Dahlia Murder…
Les mouvements de la foule prouvent que tout ça se densifie gentiment. Si le concert n’est pas complet, on n’est pas mécontent de pouvoir profiter de son ½m². En même temps, dès qu’on parle de supergroup, c’est souvent rassembleur. Les puristes du Death Melo sont clairement nombreux ce soir au vu des vrombissements précédents les premières notes. Une arrivée digne de ce nom, tour à tour, ne laisse plus place au doute quant à l’engouement général. On est face à un morceau d’histoire (moderne) toujours tellement d’actualité. La suite n’est que formalité. L’aspect mélodique prenant régulièrement le pas sur le bourrin, l’ambiance est très dansante et agréable pour du Death.

Setlist:
This Curse of Silence
March of the Unheard
Feel What I Believe
The Needless End
Detonate
Become Surrender
Gateways
Our Channel to the Darkness
Between Directions
A Truth Worth Lying For
Shadowminds
Coda
HEAVEN SHALL BURN
Mastodonte du Death Melo Metalcore mondial, les Allemands de Heaven Shall Burn clôturent cette soirée de la tournée promotionnelle de leur dernier album, Heimat. Formé entre 1995 et 1996, le cœur du line-up est toujours intact alors que le dernier arrivé est déjà présent depuis plus de 10 ans. Une stabilité rare quand on parle, même qu’en partie, du genre Metalcore. Également éminent représentant du Metal Moderne en Europe, leur engagement est à la fois musical mais également moral. Leurs combats sont nombreux et transpirent dans leur paroles et ambiances.
Si l’on pouvait douter un instant de l’accueil de cette version moderne du Death Metal au vu de l’entichement précédent pour le Old School, tout ça est rapidement balayé par une fosse chauffée à blanc en pleine obscurité. Le gap est pourtant énorme entre ces 2 visions du genre. L’ambiance presque bucolique laissant place à une énergie sombre provenant du fond des tripes. Parfois même, très clairement, on tombe dans un Deathcore toujours le bienvenu pour nos petites esgourdes. La puissance qu’apporte le Metal Moderne dans leur son met tout le monde d’accord, ça bouge dans tous les sens jusqu’à son apposée sur Endzeit qui coupe la salle de part en part avant de générer un mosh pit qui repoussera tout être contre les extrémités de la salle. Back to Back avec Übermacht pour le même résultat. Le reste de la soirée passe aussi aisément qu’il nous démonte la tête. Une remarque ? Et notre Valhalla … Snif

Setlist :
War Is the Father of All
Voice of the Voiceless
My Revocation of Compliance
Godiva
Counterweight
Armia
Confounder
Endzeit
Übermacht
Black Tears (Edge of Sanity cover)
The Martyrs’ Blood
Thoughts and Prayers
The Weapon They Fear
A Whisper From Above
HEAVEN SHALL BURN
THE HALO EFFECT
THE BLACK DAHLIA MURDER
FROZEN SOUL
Ainsi s’achève cette pure date de Death Metal Melodique qui nous aura fait voyager au travers des époques et des nuances du style. Un grand merci à Garmonbozia, SLH ainsi que le Transbordeur pour l’organisation de cette petite sauterie.
Photographies : Shate Newton (Lydie Perrin)





