Cette année, le Kave Fest avait annoncé du lourd pour fêter ses cinq ans avec des têtes d’affiche comme Skindred, Rise of the Northstar et Lacuna Coil, sans pour autant oublier la montante scène Metal française avec Resolve ou bien encore Sun. Voici donc un petit résumé de ces trois jours.

Jour 1 : la journée de l’éclectisme
Comme prévu, le week-end s’annonçait bouillant au Kave Fest, et pas uniquement dans le pit. C’est sous un soleil tapant que se sont ouvertes les portes du château de Gisors et que les concerts ont commencé avec le Nu Metal de Monnekÿn directement suivi de Bukowski et leur Stoner Rock sous amphétamines. C’était ensuite au tour de Calva Louise de nous faire découvrir son gros Rock teinté de mélodies plus douces au piano, une agréable découverte. Après cette mise en bouche, c’était enfin à Sun de prendre le relais avec ce mélange bien à elle de Pop et de Metal, tout simplement nommé Brutal Pop par la principale intéressée. Drapée de son emblématique tenue de scène digne d’une princesse, la Franco-Allemande a enchaîné les titres sous les acclamations du public maintenant bien en place dans la cour.

Changement de style et retour au stoner, mais cette fois avec les Ukrainiens de Stoned Jesus. Une semaine après leur passage au Hellfest ils ont eu l’occasion d’assurer la première tête d’affiche de ce vendredi. Un set à la fois planant et énergique qui s’est clôturé par leur mystique I’m the Mountain.
Après une bonne demi-heure d’attente, et alors que le soleil s’est couché, c’est finalement à Skindred de prendre possession de la scène. Le groupe, originaire de Newport comme ils l’ont eux-mêmes rappelé, démarre fort avec son mix Metal Reggae mais doit malheureusement faire face à un problème technique qui durera quelques minutes. Pas de quoi s’inquiéter, néanmoins, et le set reprendra de plus belle avec un public ultra réactif qui saute en rythme au fil des changements de tenue du frontman Benji Webbe. Les tubes du groupe s’enchaînent de Kill the Power à You Got This, pour se terminer par Gimme that Boom. Une première journée déjà bien appétissante.

Jour 2 : la scène Hardcore à l’honneur
C’est à Kozoria, groupe français originaire de la région parisienne, que revient l’honneur d’entamer cette deuxième journée grâce à sa victoire au tremplin organisé par le festival. Malgré la chaleur et le passage en tout début d’après-midi, le groupe sert un Metal Prog propre et réussira à chauffer le public tout juste arrivé. Sex Shop Mushroom a enchaîné en envoyant un Grunge puissant, puis c’était au tour de Mirabelle d’entraîner le public avec un son Punk Rock californien. Déjà présent l’année dernière, le groupe pouvait compter sur un noyau dur de fans venus en nombre pour mettre l’ambiance.
Le gros tournant de la journée est arrivé avec le gros son de Solitaris, entièrement vêtus de noir et cagoulés comme à l’accoutumance, suivi de la voix toujours aussi puissante et carrée d’Ashen et enfin les Américains de Dying Wish.

Est venu le moment des têtes d’affiche du samedi, avec, tout d’abord, Resolve. Eux aussi présents au Hellfest la semaine précédente, les Lyonnais ont pu déballer toute leur panoplie de riffs et de screams avec les titres Molotov, Emerald Sky, Human face à un public totalement séduit. Un sacré set qui rappelle que le groupe joue dans la cour des grands. Le chant est en place, l’énergie est folle, non sans rappeler les British d’Architects.
Place au groupe probablement le plus attendu de cette édition, Rise of the Northstar. Avec un festival de cette ampleur aux portes de la région parisienne, ce n’était qu’une question de temps avant de les voir débouler à Gisors, et c’est donc chose faite. Set carré et chronométré, décors japonisants et zéro temps mort. Tout le Hardcore et l’énergie du groupe étaient là pour faire sauter ce beau public déjà chauffé à blanc, entre pogo, circle pit et slam de licornes… Les festivaliers auront même eu la chance de voir un guest de Clem, le frontman d’Ashen sur Back 2 Basics. Alors que pas mal de monde pensait le set terminé, la mélodie de Mon voisin Totoro a démarré, et les fans ont su: Again and Again pour clôturer ce super set.

Jour 3 : du Death, du Goth et du Sympho
Le dimanche a commencé un peu plus tard pour nous, dans l’impossibilité d’arriver avant 14h. Notre dimanche a donc commencé avec Silhouette puis Akiavel et son Death penchant vers le mélodique mais avec la puissante voix et le growl de la chanteuse. La note la plus symphonique du week-end est arrivée juste après avec les Néerlandais de Blackbriar et leur scénographie aux airs de La Belle au bois dormant. Les orchestrations et la voix de la chanteuse auront satisfait les amateurs du genre mais en auront aussi séduit plus d’un dans la cour du château. L’enchaînement avec Sowulo, groupe de musique viking si l’on peut dire, avec de jolis sons de harpe et des chants traditionnels, mais aussi une prestation superbe de la voix féminine, viendra reposer les festivaliers. Comme une pause déconnectée avant d’enchaîner avec les Allemands d’Equilibrium qui ramènent la fosse à la réalité. Un Heavy aux notes traditionnelles qui matche à l’ambiance de la journée et de quoi ouvrir l’appétit pour la grosse tête d’affiche de ce dimanche.

Il est donc presque 21 h quand Lacuna Coil entre en scène. Même si la fatigue et la chaleur se sont un peu fait sentir dans l’après-midi, les festivaliers sont au rendez-vous pour accueillir les Italiens. Le set démarre avec Layers of Time et Reckless, de quoi plonger la foule dans l’univers gothique. Fidèle à sa réputation, le groupe offre une superbe performance et les vocalistes Andrea et Cristina interagissent régulièrement avec un public conquis, et qui le sera d’ailleurs encore plus avec la reprise d’Enjoy the Silence de Depeche Mode. Les Transalpins, que l’on retrouvera en tournée en France à la fin de l’année, termineront en beauté leur set avec The Siege et Never Dawn. Ils seront suivis par les Français de Vestige et leur Metal très moderne qui clôtureront cette cinquième édition du Kave Fest.

 

 

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