Nous voila de retour pour la dernière journée de cette édition, toujours sur le site des Grandes Locos, pour une journée qui s’annonce moins dense que la précédente mais toujours avec quelques belles surprises…

LA NEF
Pour ouvrir la main stage du festival, la Nef, l’un des immenses hangars du technicentre, c’est le groupe
Bethlehem qui a cet honneur. Fruit d’une collaboration entre Wonder Cabinet, Radio al-Hara, le chef de chœur de Bethléem Lawrence Sammour et les musiciens basés à Beyrouth Sary Moussa et Abed Kobeissy, cette œuvre Electro-acoustique tisse un lien entre tradition liturgique sacrée et création électronique expérimentale. On note aussi la participation de Makram Aboul Hosn, en vue de la parution d’un album et d’un livre en 2026. Un début de journée très expérimental et tout en douceur…

Après cette mise en jambe, c’est au tour du DJ Batu de se produire sur la scène principale. DJ, producteur et fondateur du label Timedance à Bristol, Batu développe une vision singulière de la techno moderniste et des musiques club expérimentales, entre formes anguleuses et liberté rythmique. Il est accompagné pour l’occasion par Leeza qui évolue à la croisée de l’art expérimental, du VJing et de la création audiovisuelle. Autrice de l’affiche de Nuits sonores 2026, elle l’accompagnera avec un univers visuel immersif, donnant corps à l’identité visuelle de cette édition.

La clôture de cette édition sera assurée par la DJ Sama’ Abdulhadi. Première DJ palestinienne à obtenir une reconnaissance internationale, elle s’est imposée sur la scène Techno de Beyrouth, y développant un style énergique et éclectique. Engagée et innovante, elle incarne un mouvement visant à inscrire la Palestine sur la carte musicale mondiale tout en favorisant solidarité et compréhension régionale. Un geste fort du festival qui programme une telle artiste en plein conflit au Moyen Orient.

OUTDOOR
Pour cette dernière journée, la programmation de la scène reste toujours d’une excellente qualité. On a commencé notre journée, en assistant au set de la DJ parisienne Clémentine. On continuera avec la performance de Dumama. Musicienne, compositrice, poétesse sonore et productrice originaire de la province du Cap-Oriental, en Afrique du Sud. À travers la narration, l’écriture et la composition, elle mêle chansons d’enfance, récits et mémoires personnelles à des sons électroniques, explorant la frontière entre tradition orale et poétiques futuristes.
Dans la même lignée, la prestation d’Emma-Jean Thackray, est aussi l’une des belles surprises de cette journée. Entre Jazz, Grunge, Soul et Pop expérimentale, elle allie virtuosité et singularité. Sur fond de Jazz spirituel et taillé pour le dancefloor, elle y aborde la santé mentale et la dépression, affirmant une trajectoire unique, entre créativité radicale, spiritualité et sincérité désarmante.

Notre festival sur cette scène se terminera par la prestation du local de l’étape, Folamour ! Voila plus de 10 ans que le Lyonnais se produit aux quatre coins du globe, revendiquant fièrement ses racines Soul, Funk, Disco avec toujours le groove comme boussole. Fidèle à sa réputation, il a déplacé les foules, pour proposer un set solaire et énergique, qui aura ravi les très nombreux fans présents.

DARSE
Pour ce dernier jour, nous n’avons quasiment pas passé de temps sur la scène Soundsystem, assistant seulement à une partie du set de Laurent Garnier. Pour l’occasion, il présentait un set spécial où il a joué, pendant 4h, exclusivement des morceaux du label qu’il co-dirige avec Oliver Way, Cod3 QR. L’affluence sur la scène était telle, que nous n’y avons pas passé beaucoup de temps, tant il était compliqué de s’approcher de la scène.
On a donc passé une bonne partie de l’après midi sur la scène Darse, qui a été l’une de nos scènes préférées de cette édition, en commençant par assister au set de Goupile, qui crée une musique située entre l’intimité d’une chambre et l’énergie collective du dancefloor.

Suivra ensuite Loto Retina, un live habité de percussions cartoonesques, frappées, caressées, et d’onomatopées semi-humanoïdes. Ce sera après au tour du DJ De Grandi, d’enflammer la scène. Le producteur et DJ parisien s’impose comme l’une des nouvelles figures centrales de la scène électronique. Sa signature sonore se distingue par une expérimentation audacieuse, des rythmes complexes mêlant Dubstep, Club, Bass et Techno, confirmant son statut d’artiste visionnaire. Un DJ set survolté, au coucher du soleil, qui aura attiré la foule ! L’un de nos coups de cœur de cette édition.
On terminera avec la prestation de Lila Sky. L’artiste colombienne nous plonge dans un univers coloré aux influences Perreo et Latincore. Entre balades lo-fi et basses lourdes et syncopées, détournées de la guaracha et du RKT, elle affirme, sous ses airs kawaii, une identité forte.

Ainsi se termine cette 22ème édition des Nuits Sonores. L’incontournable rendez-vous lyonnais continue de se faire une place dans les très grands festivals français, et comme l’un des événements Electro les plus importants d’Europe. En faisant le choix de programmer les principales têtes d’affiche en journée, il rend ainsi la musique électronique accessible au plus grand nombre. Avec une ville qui se met au diapason du festival pendant les 5 jours de celui-ci (notamment au niveau des transports adaptés), accueillant également de nombreux évènements gratuits à travers son territoire, Nuits Sonores est un évènement incontournable ! Il le doit à la qualité de sa programmation, où des légendes de la Techno côtoient des têtes montantes de l’avant-garde, sur une affiche où tous les artistes sont au même niveau, mais aussi à la parfaite organisation de son festival, de sa restauration (avec une offre 100% végétarienne) à sa sécurité, tout est parfaitement organisé. Malgré la météo capricieuse de cette année, entre froid et orages, c’est quand même près de 100 000 personnes qui ont assisté à l’évènement, faisant de cette édition une grande réussite !
Rendez-vous en 2027 pour une nouvelle édition.
Un grand merci aux équipes d’Arty Farty pour l’accréditation, ainsi qu’à toutes les équipes du festival pour l’accueil.

DAY 5

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