En ce samedi, on reprend la direction des Grandes Locos pour assister à la 4ème journée des Nuits Sonores, avec en point d’orgue la Queen de la Techno…
LA NEF
Pour ouvrir la main stage du festival, la Nef, l’un des immenses hangars du technicentre, le festival a fait appel à Adrian Sherwood. Depuis plus de trois décennies, le fondateur du label On-U Sound est également producteur pour de nombreux groupes, de Depeche Mode à Nine Inch Nails en passant par Primal Scream et bien d’autres. Mais c’est surtout pour son rôle de pionnier dans le Dub et le Reggae qu’Adrian est devenu une référence. Un DJ set d’excellente qualité pour démarrer cette journée…

Après cette mise en jambe, c’est au tour d’un des groupes les plus attendus de la journée d’entrer en scène. Les légendes vivantes de l’histoire Electro, 808 State sont en effet l’une des têtes d’affiche de ce 4ème jour. Créé en 1988 à Manchester, la formation de Graham Massey a notamment interprété leur tube intemporel Pacific State avec l’inoubliable motif de saxophone rejoué live. C’est ensuite au tour de Rødhåd b2b Tauceti d’électriser la Nef. L’Allemand et l’excellente DJ lyonnaise, ont proposé une Techno percutante, sombre et hypnotique, rappelant les grandes heures du Berghain, devant une foule présente en masse !

L’affluence de la scène n’a pas faibli pour assister à l’incroyable performance de la Queen de la Techno, Amélie Lens ! La productrice et dj belge est l’une des figures majeures de la scène Techno internationale, reconnue pour sa passion pour la Rave, affinant au fil de ses sorties une signature sonore distinctive. Venue présenter son nouveau show et futur album, Aura, immersif et audiovisuel, elle aura livrée un set d’une intensité rare, avec une énergie magnétique et en communion avec le public ! Notre set favori de cette semaine !

OUTDOOR
En cette avant-dernière journée, la programmation de la scène est incroyablement dense, en mettant en avant la culture maghrébine ! On a commencé notre journée, en assistant au set de Retro Cassetta. Ce projet, mené par Badreddine Haoutar, permet de redonner vie aux sons oubliés grâce à sa collection de cassettes des années 1980, 1990 et début 2000, renfermant des joyaux de la musique maghrébine, du Chaâbi au Raï, en passant par le Rap, le Rock et la musique gnaoua ! Bien que l’affluence était encore faible en ce début de soirée, l’ambiance était incroyable ! C’est l’une de nos découvertes de cette édition !

Dans la même lignée, la prestation d’Aita mon amour, est aussi l’une des belles surprises de cette journée. Le duo composé de Widad Mjama, pionnière du Rap marocain et diplômée du Conservatoire de Casablanca, passionnée par les traditions orales ancestrales et de Khalil Epi, multi-instrumentiste tunisien, fusionne musique classique arabe, Jazz et sonorités mondiales. Ce projet, fruit de leur fascination pour la Aïta, un genre musical incarné par les Chikhates, ces femmes chanteuses et gardiennes d’une pratique vieille de plusieurs siècles, mêle électronique et tradition et nous emmène dans un voyage envoûtant à travers la culture marocaine.

Viendra ensuite l’un des temps forts de cette édition, avec la performance de DJ Kore. Producteur et compositeur majeur de la scène urbaine française, actif depuis plus de vingt ans à la croisée du Rap, du R’n’B, de la Pop et du Raï, il est notamment connu pour la série Raï’n’B Fever. Un DJ set millimétré, qui aura rassemblé un large public. Ce sera ensuite au tour de la DJ Deena Abdelwahed, de prendre possession des platines pour un DJ set dans lequel musiques tunisiennes et arabes rencontrent musiques électroniques !
Enfin, la soirée se terminera par un DJ set tout aussi attendu, avec le collectif franco-algérien, Acid Arab, qui mêle musique électronique puissante, sonorités arabes et moyen-orientales. Une performance qui brise les frontières entre les styles et les cultures.

DARSE
Pour ce quatrième jour, nous n’avons quasiment pas passé de temps sur la scène Soundsystem, assistant seulement au set de Nati Boom Boom, tant la programmation sur les autres scènes étaient dense. La scène Darse n’a pas dérogée à la règle avec la encore une belle programmation. On a commencé par assister à la prestation d’Adiciatz. Le duo, formé par Manon Nogier (voix, Taisho koto) et Guillaume Lespinasse (batterie, voix, claviers) cultivent un jardin secret fait de Folk avant-gardiste et de chansons occitanes. Une performance qui détonne dans l’univers Electro du festival.

Suivra ensuite Pitch, Pigeon, Puerta. Cette création est une œuvre originale commissionnée par quatre festivals, Nuits sonores, Elevate, Insomnia, et le Guess Who dans le cadre du projet TIMES (The Independent Movement for Electronic Scenes). Rassemblez la musique du producteur et musicien dominicain Kelman Duran, de la musicienne née en Allemagne de l’Est, basée en Finlande, chercheuse et compositrice AGF, de la danseuse et chorégraphe portoricaine Kianí del Valle, ainsi qu’avec une création lumière originale de l’artiste visuelle Theresa Baumgartner. Une prestation déroutante, qui explore le son et le mouvement.

On assistera également à la réunion entre le sorcier britannique de la synthèse James Holden et le clarinettiste polonais Wacław Zimpel dans un duo improvisé où synthétiseurs modulaires et clarinette alto dialoguent en temps réel. On finira notre expérience sur cette scène avec HHY & The Kampala Unit, qui explore les mutations de l’intensité rythmique et de la profondeur sonore, Funk, Techno, Dub, cuivres martiaux et percussions.

Un grand merci aux équipes d’Arty Farty pour l’accréditation, ainsi qu’à toutes les équipes des Nuits Sonores pour l’accueil.
DAY 4



