La chanteuse américaine Kesha nous donne rendez-vous ce soir au Zénith de Paris lors de sa tournée européenne The Tits Out Tour. Cela fait treize ans que l’icône Pop n’a pas donné de concert en France ! C’est parti pour une soirée où le maître-mot est la liberté.

Venue tout droit des Etats-Unis, Ke$ha est prête à transformer la salle en dancefloor géant. Je vous assure, c’est ce qu’elle a fait !

La scène a plusieurs étages avec un triangle isocèle géant au centre qui mettra l’artiste en valeur sur de nombreux titres. Le concert commence par son plus grand succès à date Tik Tok. C’est d’ailleurs le titre qui l’a révélé aux quatre coins de la planète. Vêtue tout en blanc, elle tient un drôle d’accessoire entre ses mains : sa tête. Original, nan ?! Le show est coupé en plusieurs actes où les intervalles servent à changer de tenue et raconter des histories sur l’écran géant. Dès le départ, on remarque la différence entre les versions live et les versions studio. En effet, tout est réenregistré. On redécouvre ses titres emblématiques sous un autre angle. L’icône n’est pas venue seule, elle est accompagné de 4 danseurs et 2 danseuses à partir du titre C’Mon.

Le deuxième acte est le plus osé et le meilleur, selon moi. Il commence avec l’excellent Blow. Les tenues ont changé, cette fois place au cuir/latex. On peut apprécier Kesha jouer de la guitare en même temps que pousser la voix. Les chorégraphies sont sensuelles. On avait bien compris dès le début du show : pas de limite ce soir. Tout est permis ! La scénographie est simple et impeccable : une table géante entourée de chaises. Vont-ils/elles diner ? Bien sûr que non ahah. Pour Sleazy, les artistes sont en tenue sexy avec des harnais. De quoi faire crier le public fort. C’est une fiesta. Ce sera néanmoins le titre suivant Boy Crazy qui excitera le plus les fans qui ont fait le déplacement. Le son Pop/Techno et le clip ultra hot ne laisse personne indifférent·e. Les lumières deviennent rouges pour la chanson très efficace Cannibal. La mise en scène montre Kesha poignarder tous ces danseurs. Enfin, cet acte se termine par Take It Off. Comme le nom l’indique, c’est assez explicite. On le voit sur scène également haha. Un show à l’américaine qui laissera des souvenirs indélébiles.

Le troisième acte est Pop/Country/Electro. Kesha porte cette fois une tenue blanche et rose à paillettes. Attention! le premier titre amène du voguing sur scène. Joyride, quant à elle, apporte les premières touches Country. L’artiste est dans la provocation et chante même I’m a b****. Toute la salle chante en chœur. Avant de passer à la chanson suivante, le public fait un standing ovation (bien que nous sommes debout dans les gradins depuis le début). Les forts applaudissements vont faire plaisir à l’artiste. Elle prend le temps de mettre sur pause son show pour remercier son public tendrement. Les aficionados restent excité·e·s pour le mash-up suivant : Yippie-Ki-Yay vs Timber. Un drapeau apparaît à l’écran passant de celui des Etats-Unis à celui de la communauté LGBTQI+ ! Quelle fierté ! Timber est malheureusement beaucoup trop rapide. Le public aurait même pu chanter a capella, tellement ce titre est un classique. La chanteuse prend la parole pour informer que cela fait deux ans qu’elle a récupéré sa voix et créé sa propre maison de disques. C’est là où est né l’album Period. Die Young, autre classique de l’artiste, termine cet acte avec puissance et excellence. Une véritable discothèque.

Le quatrième et dernier acte est plus calme. Ce sont les ballades Cathedral et Praying. Ce n’est pas pour autant que la tenue est simple et discrète. Effectivement, c’est une sublime tenue argentée ainsi qu’une belle couronne. Praying est bouleversante, sachant également ce que l’artiste a traversé avec son ancien producteur… Kesha fait un discours sur le fait d’être soi-même et de se sentir apprécier/aimer. Elle nous encourage à propager de l’amour autour de soi. Le rythme s’accélère pour un final explosif avec les chansons Your Love Is My Drug et We R Who We R. Hystérie générale à Paris. Des images retraçant sa carrière défile tout le long de ce dernier titre. C’est à la fois nostalgique et émouvant. Les lumières deviennent aux couleurs de l’arc-en-ciel.

Un concert d’une heure vingt. Les chansons étaient, pour la plupart, trop courtes mais si chouettes ! Une merveilleuse soirée !

Setlist :
01. Tik Tok
02. Only Love Can Save Us Now
03. Warrior
04. Crazy Kids
05. C’Mon
06. Blow
07. Sleazy
08. Boy Crazy
09. Cannibal
10. Backstabber / Delusional
11. Take It Off
12. Attention! / Joyride
13. Yippee-Ki-Yay / Timber
14. Red Flag / Whip It / Dinosaur
15. Die Young
16. Cathedral
17. Praying
18. Your Love Is My Drug
19. We R Who We R

Je remercie AEG Presents pour les invitations et le Zénith de Paris pour son accueil.

DERNIÈReS PUBLICATIONS