Le 5 mars 2026, la scène feutrée du New-Morning s’est transformée en un espace suspendu, presque hors du temps. Dans la pénombre chaleureuse du club parisien, deux artistes se sont rencontrés pour un dialogue d’une rare délicatesse : la voix profonde de Dianne Reeves et la guitare lumineuse de Romero Lubambo.

Dianne Reeves & Romero Lubambo
Dianne Reeves & Romero Lubambo

Dés les premières notes, la musique s’est installée comme un souffle. La voix de Dianne Reeves, ample et souple, semble traverser les styles avec une liberté infinie. Un murmure de Soul, une inflexion de Blues, puis l’envol d’une improvisation Jazz qui se déploie comme une histoire racontée à voix basse. Chaque phrase chante, respire, se transforme.

A ses cotés, la guitare de Romero Lubambo tisse un paysage sonore aux couleurs du Brésil. Ses cordent scintillent, tantôt rythmiques, tantôt caressantes, comme une mer tranquille qui accompagne le mouvement de la voix. Entre eux, aucun besoin d’artifice, quelques accords, un regard, un silence parfois, et la musique trouve son chemin.

Dans ce duo dépouillé, chaque note compte. La voix et la guitare se cherchent, se répondent, se frôlent. Par moments, on a l’impression d’assister à une conversation intime, une confidence musicale partagée avec le public.

Le temps ralentit alors. Le club écoute, retient son souffle. Et dans l’écrin du New-Morning, la musique devient presque palpable, fragile, vivante et profondément humaine.

Dianne Reeves & Romero Lubambo
Dianne Reeves & Romero Lubambo

Je remercie infiniment Yokounoooo, Madame Helmie Bellini  grâce à qui j’ai pu faire ses photos et Sacha du New-Morning pour sa gentillesse.

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