Le groupe américain All Time Low nous donne rendez-vous ce soir à la Salle Pleyel lors de sa tournée mondiale Everyone’s Talking! Tour. Cela fait plus de vingt ans que le groupe Emo brille dans le monde entier. Il n’est pas venu seul à Paris : le groupe américain de Rock alternatif Mayday Parade et l’artiste américaine Taylor Acorn partagent la scène pour le plus grand plaisir des fans Emo/Punk/Rock qui ont fait le déplacement.
TAYLOR ACORN
Taylor Acorn est accompagnée de deux musiciens à la batterie et à la guitare. Les refrains des chansons sont accrocheurs et rappelle l’univers d’Avril Lavigne. L’artiste a une jolie voix et de la prestance. Toutes les chansons sont Punk Rock sauf Burning House qui est une belle ballade. Huit chansons en trente minutes de concert. Le public semble sous le charme et est prêt à accueillir la seconde première partie. Mon coup de cœur va au titre Crashing Out. Je prédis une belle carrière à Taylor !
Setlist de Taylor Acorn :
01. Poster Child
02. I Think I’m in Love
03. Goodbye, Good Riddance
04. Burning House
05. Crashing Out
06. Greener
07. Shapeshifting
08. Psycho
MAYDAY PARADE
Place à Mayday Parade qui compte également une longue carrière dans le milieu : vingt ans. Le groupe est composé de cinq hommes : Derek au chant, Jeremy à la basse, Alex et Brooks à la guitare et Jake à la batterie. Mayday Parade s’est fait un nom au fil des années dans le mouvement Emo. La voix singulière du chanteur est parfois couvert par les quelques fans qui connaissent les paroles par cœur. Ils/elles se font cependant peu. Les chansons s’enchaînent avec une bonne énergie durant quarante minutes. J’apprécie l’introduction du titre Piece of Your Heart où le chanteur propage un message de paix : peu importe la religion, l’orientation sexuelle, la couleur de peau, etc., on est là pour apprécier la musique.
Mon coup de cœur va au titre By the Way qui est entraînant ainsi qu’à Oh Well Oh Well qui fait danser à la Fall Out Boy. Le batteur chante en même temps que de jouer de la batterie, c’est impressionnant.
L’ambiance est un peu redescendue mais va vite exploser lors de l’arrivée d’All Time Low.
Setlist de Mayday Parade :
01. Under My Sweater
02. Jersey
03. I’d Hate to Be You When People Find Out What This Song Is About
04. Piece of Your Heart
05. Kids in Love
06. By the Way
07. Pretty Good to Feel Something
08. Oh Well, Oh Well
09. Black Cat
10. Jamie All Over
ALL TIME LOW
Il est temps d’accueillir le phénomène All Time Low qui déchaine les foules aux quatre coins du monde depuis plus de quinze ans. Ils sont cinq sur scène : Alex au chant et à la guitare, Jack à la guitare, Rian à la batterie, Zach à la basse et Dan au synthé et percussion. Le groupe a su traverser les décennies sans perdre de son charme. Les fans sont toujours au rendez-vous… et c’est mérité !
Le show commence par l’énergique Suckerpunch, extrait de leur dernier album Everybody’s Talking qui est également le nom de la tournée. Bien évidemment, leurs plus gros succès font également partis de la setlist dont Weightless et Damned If I Do Ya (Damned If I Don’t). Le public dans les gradins se lève (et restera debout tout le long du concert). Ce sont Alex et Jack qui prennent la parole durant la soirée pour commenter les chansons ou faire des blagues. Le chanteur, impressionné, dit qu’ils viennent en France depuis presque le début [de leur carrière]. Ce soir, c’est le plus grand show à Paris qu’ils aient fait. Vingt-trois ans plus tard, le public est toujours présent !
Mon premier coup de cœur du set est Time-Bomb, une de mes chansons préférées. Le premier pogo débarque dans la fosse. D’ailleurs, c’est toujours surprenant de voir à quel point Alex chante si bien. Quel charisme également ! Little Bit me fait penser à du Green Day, un son plus Rock et qui sonne comme une révolte. C’est une chanson faite pour faire jumper les fans. A l’inverse, le titre plus posé Something’s Gotta Give entraine les fans à monter sur les épaules de leurs ami·e·s. Le public est déchainé, c’est si beau à voir.
Jack prend la parole ou plutôt il attire l’attention sur lui en se mettant du baume à lèvres. Il avoue avoir les lèvres sèches et demande même au public s’il a déjà vu un·e artiste se mettre du baume sur scène. Effectivement, ce n’est pas courant. Après avoir donné un baiser à Alex, le groupe se tient près pour la partie acoustique du show : Missing You puis Remembering Sunday. Les paroles sont reprises en chœur pour laisser un très beau souvenir dans la capitale. Taylor Acorn rejoint le groupe sur scène pour chanter cette dernière. Cette chanson est très appréciée par la foule grâce à sa montée en puissance qui donne les frissons. L’ovni Dirty Laundry figure dans la setlist pour mon plus grand bonheur. Je parle d’ovni car c’est la seule chanson de la soirée qui est Pop Electro. Elle est extraite de l’excellent album Last Young Renegade, sorti en 2017. Une belle parenthèse pour les nostalgiques.
Enfin, All Time Low interprète des titres qui sont des collaborations avec I Prevail, Demi Lovato et Blackbear. Les artistes ne sont pas là ce soir mais cela n’empêche pas de célébrer ces pépites. Alex va même rapper à la place de Blackbear. Décidemment, il sait tout faire. Respect.
Un rappel s’impose pour terminer une heure et demie de dinguerie. Ce sont par n’importe quelles chansons : Lost in Stereo et Dear Maria, Count Me In. Des classiques Emo qui ravissent les fans de la première heure. Des bonhommes géants gonflables apparaissent sur la scène aux couleurs des tenues du groupe sur le dernier album. Les personnes en fosse sortent de la salle en ayant mouillé le maillot. C’était fou !
Setlist d’All Time Low :
01. Suckerpunch
02. Weightless
03. Poppin’ Champagne
04. PMA
05. Damned If I Do Ya (Damned If I Don’t)
06. Time-Bomb
07. Backseat Serenade
08. Sleeping In
09. Little Bit
10. Something’s Gotta Give
11. Falling for Strangers
12. Missing You
13. Remembering Sunday (avec Taylor Acorn)
14. Butterflies
15. Dirty Laundry
16. New Religion
17. Sleepwalking
18. Hate This Song
19. Monsters
20. The Weather (avec Derek Sanders de Mayday Parade)
21. Lost In Stereo
22. Dear Maria, Count Me In
Photographies : Quentinprod
Reportage : Christopher Magis
Je remercie Opus Live pour les invitations et la Salle Pleyel pour son accueil.





