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Pharaon de Winter + Rakia – Les Trois Baudets

Triple découverte pour moi ce vendredi 19 décembre puisque je ne connaissais encore ni la salle des Trois Baudets ni les deux noms qui s’y produisaient ce soir : Rakia et Pharaon de Winter.

Rakia ouvre le concert avec sa voix claire et sa guitare, seule au milieu de la scène. Il y a encore assez peu de monde dans la salle mais cela créée une ambiance très intimiste et agréable, que semble apprécier Rakia puisqu’elle s’adresse plusieurs fois au public sur un ton complice, avec quelques plaisanteries et compliments. Il est vrai que le public semble très à l’écoute et quelque peu ému. Elle entonne des chansons à texte dont les thèmes sont issues de son propre parcours personnel, que ce soit sa quête d’identité – Née Rakia d’une mère Touareg au Niger, elle a été adoptée par une famille normande, sous le nom d’Anaïs – ou bien ses histoires amoureuses, qu’elle raconte avec humour.

Un joli moment musical grâce aux textes à la fois poétiques et engagés de Rakia, ainsi qu’une belle esthétique assez minimaliste sur scène. 

Puis c’est au tour de Pharaon de Winter d’entrer en scène. La salle est complète et l’ambiance est assez festive. On sent que le public attend ce moment, personne ou presque ne semble là par hasard. Et pour cause, Pharaon de Winter est assez absent de la scène en général. Ce soir-là c’est une release party, pour célébrer la sortie de son nouvel album « France Forêts ».

Derrière Pharaon de Winter il y a Maxime Chamoux, journaliste et scénariste qui s’intéresse aux faits divers sordides, et en fait sa particularité musicale. Tout l’album ou presque tend à raconter ces histoires.

Ce qui me marque d’abord c’est l’esthétique complètement différente du concert précédent, les cinq membres sont comme derrière une voile quasi-permanent et la disposition des membres et des instruments me semble assez étrange : le piano est par exemple disposé complètement perpendiculairement par rapport à la salle, cachant Maxime Chamoux (un peu frustrant pour la photographe que je suis !). 

Cependant Pharaon de Winter sait nous entraîner avec lui : Les mélodies à l’esthétique 70’s sont entraînantes, on dodeline de la tête, on sent que le public aimerait plutôt être debout qu’assis, et je les comprends ! 

Je reste cependant un petit peu déçue de la discrétion et modestie du groupe dans son ensemble… nous n’aurons d’ailleurs pas eu droit au rappel, pourtant chaudement réclamé par le public… Hâte du prochain concert donc ! ☺

Merci aux artistes, à Universal Music pour l’accréditation et à la salle des Trois Baudets pour son accueil !

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